En attendant Bojangles – Olivier BOURDEAUT

En attendant Bojangles, O. Bourdeaut
Quoi de mieux qu’une citation tirée de notre roman du jour pour en résumer le contenu !

Je l’avais écoutée me raconter une histoire très ordinaire. L’histoire d’un enfant charmant et intelligent qui faisait la fierté de ses parents. L’histoire d’une famille qui, comme toutes les familles, avait ses problèmes, ses joies, ses peines mais qui s’aimait beaucoup quand même. D’un père formidable et généreux, avec des yeux bleus, roulants et curieux, qui avait tout fait dans la joie et la bonne humeur pour que leur vie se passe au mieux. Mais malheureusement, au beau milieu de ce doux roman, une folle maladie s’était présentée pour tourmenter et détruire cette vie.

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Une touche de fantaisie dans ce monde de bruts

Dans ce roman, la vie est une fête. Dans cette famille, la mère aime danser sur un fameux disque de Nina Simone, le père s’amuse à donner à sa chère et tendre un prénom différent chaque jour, le fils se gargarise de leurs excentricités. Ils reçoivent beaucoup, ils dansent toujours et ont même adopté Mademoiselle Superfétatoire – une grue de Numidie. Bref, leur quotidien n’est que fantaisie. Mais si tout ceci n’avait seulement pour but que cacher davantage de noirceur, de fermer les yeux face à la fatalité ?

Un fils et son père

En attendant Bojangles se raconte à travers les yeux d’un enfant, celui du couple. Son récit, un peu naïf, a pour but de retranscrire chaque instant par son langage à lui, parfois si éloigné du monde réel. Il joue des expressions courantes, imagine ses propres interprétations du monde. C’est une écriture poétique. Un peu déroutante au départ, elle s’avère être pourtant agréable, voire amusante.

D’autres chapitres sont réservés au père. Il s’agit de notes retrouvées dans de vieux carnet par le fils, une fois devenu adulte. Cette autre version a pour but d’éclaircir la narration, de donner les informations qui manquent, de mettre la lumière sur les zones d’ombre restantes. Ce père qui semblait si détaché de tout apparaît rapidement comme un homme sensible, prêt à tout pour permettre à celle qu’il aime de vivre la vie qu’elle mérite.

Un amour inconditionnel

Au final, ce roman est une belle histoire d’amour. De l’amour avec un grand « A », sans limite, sans concession. Un amour pour lequel on est prêt à tout sacrifier. Elle est touchante de sincérité, attendrissante mais drôle aussi.

Petit par la taille – 160 pages ! -, ce roman est surtout grand dans son message. Olivier Bourdeaut manie avec intelligence les deux voix de narration pour parler des malheurs de la vie, de ces maladies qui nous font perdre peu à peu ceux qu’on aime. Sa façon d’aborder le sujet est douce, sans brusquerie, sans pathos.
J’espère que comme moi, vous prendrez plaisir à le dévorer… sans modération.

 


En attendant Bojangles, Olivier BOURDEAUT
Aux Éditions Finitude

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