Derrière la haine, Barbara ABEL

Derrière la haine, Barbara ABEL

Deux maisons, deux couples, deux vies, et pourtant une seule et même amitié. Celle de Tiphaine et Sylvain d’un côté, de Laetitia et David de l’autre. De leur mitoyenneté est née un véritable attachement ; ensemble, ils partagent tout. Et c’est côte à côte qu’ils accueillent leurs enfants : Milo et Maxime.

Ces deux-là sont inséparables, tout comme leurs parents. Et puis un jour, le drame. L’amitié est brisé, ne reste alors plus que la colère, la paranoïa, la vengeance, la haine…

♦ ♦ ♦

Contrairement à beaucoup de livres du genre, il ne s’agit pas de personnages mal intentionnés mais plutôt de souffrance, celle de la perte. Comment la disparation d’un être cher peut amener les gens à changer, à ne plus être que l’ombre d’eux-mêmes. Comment la douleur nous pousse à commettre des actes qui nous dépassent.

Le thriller psychologique, autrement

Premier bon point pour Barbara ABEL : son angle d’attaque. Avec Derrière la haine, vous êtes invité à découvrir un thriller psychologique d’un autre genre. Ici, pas d’emprise d’un ex-concubin, pas de vieux souvenirs qui remontent à la surface, juste une amitié qui dérape. En fait, le petit plus de ce roman, c’est de prendre comme point de départ, une situation qui paraît bien réelle.

J’ai aimé cette façon de faire. La narration n’est pas figée. Comme dans un film, on s’imagine traverser les murs pour suivre les personnages et entendre leurs pensées. On doute, on se pose des questions, on imagine les solutions possibles, bref, on se prend au jeu. Par contre, ne vous attendez pas à trop d’action, c’est parfois un peu plat.

Un récit imprégné de réalité

Un peu nous dans l’histoire

J’ai appris à apprécier la plume de l’auteure. Ce qui n’était pourtant pas gagné au départ : le récit débute sur quelques dialogues qui, à mon sens, laissaient un peu à désirer. Et puis, au fil des pages, alors que l’histoire s’installe, on oublie tout, reste alors un récit criant de vérité. Les réactions, qui me perturbaient, apparaissent tout à coup comme naturelles et donc très crédibles.

Certains chapitres commencent parfois par une narration impersonnelle, un « on » qui nous intègre directement au récit à coup de généralités et de situations dans lesquelles tous se reconnaîtront.

Un livre vite lu !

Les chapitres sont courts, faciles à lire. En seulement trois jours, j’avais terminé ma lecture ! Une bonne technique je pense pour attiser la curiosité des lecteurs et donner envie d’en savoir plus… dans la suite, Après la fin.

Une fin qui vaut le détour

D’ailleurs, parlons en de la fin. Tout au long du récit, l’auteure a réussi à nous bercer. Quand arrive le grand final, c’est brutal. Bien qu’informée du plan machiavélique qui se tramait, je ne pensais pas que l’histoire se terminerait comme ça, j’attendais encore un retournement de situation, mais non. Et franchement, ça n’est pas plus mal. De nouveau, Barbara ABEL parvient à nous sortir des chemins habituels.

Cette partie du roman est totalement en décalage avec le reste. Alors que le début est plutôt lent, cette fin offre un nouveau rythme, plus rapide, plus pressé, plus oppressant. Pour les personnages concernés, il n’y a plus une minute à perdre.

Derrière la haine n’est pas parfait, mais il peut tout de même se targuer de m’avoir happée pendant trois bonnes soirées ! Je recommande 🙂

 


Derrière la haine, Barbara ABEL
Aux Éditions Fleuve

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