Le Cri, Nicolas BEUGLET

Couverture Le Cri, Nicolas BEUGLET

Sarah Geringën – inspectrice talentueuse mais torturée – est appelée en renfort pour résoudre un cas spécial : un patient de l’hôpital psychiatrique de Gaustad (Oslo) a été retrouvé mort, étranglé dans un dernier cri horrible. À peine arrivée sur place, l’enquêtrice découvre bien d’autres mystères qu’il va falloir résoudre. Quel que soit le prix.

Habituellement amatrice de thrillers, je commence à me lasser de ce genre devenu sans profondeur et stéréotypé. Dernière déception en date : Le Cri de Nicolas BEUGLET.

Un vrai manque de crédibilité

Le travail des personnages et de leur psychologie est ce qui me semble être aujourd’hui le grand mal des thrillers et autres romans policiers. Tous les auteurs s’attachent désormais à créer des héros sombres et torturés mais dotés de capacités hors normes. Ici, pas de nouveauté. Le personnage de Sarah n’est pas souvent crédible. On la dit froide, puis fragile. Les évènements de son passé la dévorent et puis, en quelques secondes, plus rien.

Pour Christopher, c’est différent. Son portrait n’est pas parfait mais son personnage me semble plus proche des réalités et ses réactions sont bien plus naturelles. Reste que ce duo ne m’a absolument pas conquise… Pire, il m’a mise en rogne. À coup de facilités et de raccourcis, l’auteur nous invente une romance qui, je trouve, n’a pas sa place dans l’histoire et prend des allures de texte à l’eau de rose. Trop pour moi.

Une intrigue décevante

Vous avez dit hôpital psychiatrique ?

Je pense que, comme beaucoup, j’ai été attirée par la couverture angoissante et le résumé mystérieux de ce roman. La Norvège enneigée, un hôpital psychiatrique, un cadavre… Ça s’annonçait palpitant. Que nenni ! Au bout de quelques pages, le bâtiment est oublié et voilà notre couple parti pour des aventures aux quatre coins du monde.

C’est long, très long…

Comble de tout, l’histoire met en vérité beaucoup de temps à se mettre en place. Il m’a fallu, je crois, plus de la moitié du roman pour comprendre où l’auteur souhaitait m’emmener, un temps trop long pour pouvoir parler de « thriller haletant ».

Un blabla rocambolesque

Globalement, j’ai trouvé que l’intrigue ne tenait pas debout. La ligne de départ, les premiers pas de l’enquête avaient véritablement du potentiel. Mais ce dernier n’a pas du tout été exploité. Au contraire, on nous lance plusieurs idées au visage, on nous jette des milliers d’explications qui finissent par mourir au gré des pages. Au final, vous terminez votre lecture avec autant de questions que de réponses. Pourquoi avoir parlé de ça ? Qu’est-il réellement arrivé ? Est-ce que tout cela avait vraiment un quelconque intérêt pour le livre ???

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas franchement pris de plaisir pendant ma lecture. Déjà en difficultés face à une histoire longue à commencer et à des personnages incohérents, je me suis confrontée à un problème de taille : une histoire complexe, un peu tirée par les cheveux. On n’est pas loin du zéro pointé !

 


Le Cri, Nicolas BEUGLET
Chez XO Éditions

 

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